Le cyclo-lecteur

Le cyclo-lecteur
Photo Juan Camilo Martinez Otálvaro (2013)

samedi 29 août 2009

29 août 2009 : la vie qui fuit

...une lassitude prenait Christophe de ce monde fiévreux et stérile, de ces batailles d'égoïsme, de ces élites humaines, ces ambitieux, ces vaniteux, qui se croient la raison du monde et n'en sont que le mauvais rêve.(Romain Rolland, Jean-Christophe, Dans la maison)

L’amie Sylvie est morte. Cinquante ans. Un AVC.

Je comptais lui rendre visite lors de mon séjour parisien, en octobre. Nous avions fait sa connaissance à Amiens, où elle fut la collègue de Claire à la Bibliothèque départementale, et c’était une amie précieuse, tant pour Claire que pour moi. Nous lui avons rendu visite plusieurs fois, elle est venue à Poitiers également, et nous sommes allés chez son père, « l’homme aux chats » pour ceux qui ont lu mon bouquin, un type formidable, veuf de bonne heure et qui a élevé seul sa fille unique. Sa douleur doit être immense.

Comme j’étais invité chez notre vieille amie Mme F., quatre-vingt-six ans, pour cueillir pommes et mûres dans son jardin, je me suis effondré en larmes. Comme maman naguère, elle m’a consolé ; et m’a dit la chose suivante : « Quand mon mari est mort, j’avais à peine soixante-douze ans, on me pressait de refaire ma vie. Trois hommes m’ont demandé. Mais croyez-vous que j’aurais accepté un monsieur sur le fauteuil, là, à côté de moi, ou dans mon lit ? » Et, la larme à l’œil à son tour, elle me raconte son mariage, elle connaissait son mari depuis l’âge de dix-sept ans. Ils ont attendu six ans pour se marier, qu’il ait achevé son service militaire. « Et, à l’époque, on ne couchait pas avant le mariage ! Mais je l’aimais, comment aurais-je pu le remplacer ? »

Une sage. Et roborative !

Mais c’est égal, la vie tient à si peu de choses. Je soupçonne Sylvie, qui stressait trop au travail, dans son labo de l’université de Nanterre, où elle était devenue chargée de la documentation, d’être morte des suites d’excès de travail.

Par pitié, mes jeunes ami(e)s, ne faites pas comme Sylvie, ou mon frère Bernard, mort aussi prématurément, ne vous laissez pas bouffer par le travail. Vivez, aimez, créez si vous pouvez, mais le travail qui existait avant vous continuera après vous : ne le laissez pas vous tuer. Vous n’avez qu’une vie qui, elle, ne continuera pas après vous !

vendredi 28 août 2009

28 août 2009 : l'odieux pouvoir "masculin"


Ils sont rares, les mariages heureux. C’est un peu contre nature. On ne peut enchaîner ensemble les volontés de deux êtres qu’en mutilant l’une d’elles, sinon toutes les deux.(Romain Rolland, Jean-Christophe, La nouvelle journée)

Certes, je ne partage pas toujours les idées exprimées dans le roman torrentueux qu’est Jean-Christophe, dont je viens d’achever une nouvelle lecture. Aucun rapport avec ma lecture d’adolescent, dans les trois volumes en livre de poche, avalés sans doute en une ou deux semaines. Là, j’ai mis plusieurs mois, une lecture lente, comme pour suivre ce fleuve, me baigner dans ses eaux limpides ou troubles, de sa source (L’aube) à l’embouchure (La nouvelle journée). Je ne sais ce qui m’a le plus plu, peut-être les parties sur l’adolescence du héros (Le matin, L’adolescent, La révolte) ou sur l’amitié (Dans la maison). En tout cas, pendant les derniers mois de la vie de Claire, Jean-Christophe m’a considérablement aidé à vivre ; quand j’ai lu : “Il avait fait maintenant à peu près le sacrifice de son égoïsme ; et cela lui donnait la clairvoyance du cœur”, j’ai compris ce que je devais être, et comment mieux me comporter.
Quand je regardais Claire, pendant ses dernières semaines, je saisissais instantanément ce que Romain Rolland avait écrit ; “Ce n'est point par les paroles qu'on agit sur les autres. Mais par son être. Il est des hommes qui rayonnent autour d'eux une atmosphère apaisante, par leurs regards, leurs gestes, le contact silencieux de leur âme sereine”. Oui, Claire nous a accompagnés, Mathieu, Anne et moi (et les autres qui passaient épisodiquement la voir), par sa sérénité, et quand elle n’a plus pu parler, par de simples regards que j’ai encore au fond des yeux.

Maintenant, sans doute elle s’est éloignée. Mais, lis-je toujours dans ce merveilleux roman : “Il partit. Il s‘éloigna d‘elle. Il ne la quitta point. Comme dit un vieux trouvère, « l‘ami ne quitte son amie que quand son âme y consent ».” Oui, quand on aime, quand on s’est aimés, quand on s’est donnés — et qu’on a accepté les petits accrocs et ennuis passagers du mariage — notre âme ne consent point à abandonner l’autre. Mon amie Odile, à qui je rendais visite en début d’après-midi, vingt ans encore après le décès de son compagnon, ne consent toujours pas. Et c’est en vivant qu’on se souvient d’eux (nos morts), non pas en restant dans un deuil ressassé. Là encore, Jean-Christophe a beaucoup à nous dire : “Car le plus sûr chemin qui nous rapproche de nos morts, ce n'est pas de mourir, c'est de vivre. Ils vivent de notre vie, et meurent de notre mort.”

C’est aussi pour cela que je bouge beaucoup, profitant du beau temps et de la belle saison. Et que je me suis composé un programme de déplacements assez dense pour les prochains mois. Claire aurait aimé, elle le désirait. C’est elle qui voulait que j’accomplisse en son nom le voyage en cargo qu’elle n’a pas pu faire. Vivre, c’est le plus bel hommage qu’on lui rende !

Et que je vais beaucoup au cinéma ou regarde des DVD à domicile (et que je continue à lire beaucoup). Je viens de voir Partir, de Catherine Corsini. Un couple bourgeois, lui chef de clinique boursouflé de certitudes, elle qui, maintenant que les enfants sont adolescents, voudrait reprendre son travail de kinésithérapeute (“ça apporte du bien-être aux autres”, dit-elle), et surtout se laisse soudain embarquer dans une passion irrépressible pour l’ouvrier qui vient faire des travaux dans leur maison : “Je ne peux pas faire autrement”, avoue-t-elle avec ingénuité à son mari. Ce dernier, bourgeois et macho jusqu’au bout des ongles, pour qui sa femme fait partie de ses biens, au même titre que sa maison, ses tableaux, sa clinique, ses enfants et sa voiture, et même ses patients, ricane d’abord : “tu es pitoyable”. Puis il lui décoche des propos venimeux : “la bourgeoise et le prolo”, et surtout il profite de son pouvoir de notable masculin pour priver sa femme de tout argent et, tant qu’à faire, pourquoi se gêner, priver de travail l’ouvrier en question. L’amour va-t-il résister à la pénurie ? Propriétaire lésé, le mari ne peut accepter d’être quitté pour un inférieur. Et quand, contrainte et forcée, Suzanne revient au bercail, il la viole quasiment. Mais il oublie qu’entretemps elle a découvert la liberté, en fuyant la prison dorée du faux ménage. Elle ne supporte plus cet amour d'avare, et ça se termine en tragédie. Bien sûr, on sent les tensions sociales, la lutte des classes, la lutte des sexes, mais surtout le pouvoir omniprésent de l’homme nanti, de l‘argent triomphant, de la propriété souveraine, qui va jusqu‘à posséder des êtres humains. Lucile m’ayant déniché une petite anthologie de Rousseau préfacée par Romain Rolland, j’y trouve confirmé la validité du film : “Concurrence et rivalité d'une part, de l'autre opposition d'intérêts, et toujours le désir caché de faire son profit aux dépens d'autrui : tous ces maux sont le premier effet de la propriété” (Jean-Jacques Rousseau, Discours sur l'origine de l'inégalité).

Et tout récemment encore, j’ai vu sur DVD La malédiction des hommes-chats, réalisé par Robert Wise en 1945 (titre absurde, qui voulait surfer sur la vague de La féline, dont ce serait une pseudo-suite, mais c‘est un autre très beau film, nullement inférieur), qui est une sorte de conte merveilleux, où une petite fille solitaire se laisse entraîner par son imagination, au point de devenir amie de la première femme de son père, dont elle voit le fantôme. Le père, évidemment, voudrait ramener sa fille au sens commun, avec la même violance que le mari de Partir voudrait ramener sa femme à la raison. Au contraire du film moderne, le film ancien finit bien, le père comprenant in fine que, s’il veut que sa fille cesse de chercher des amis imaginaires, il faut d’abord qu’il l’aime, lui.
Donnant raison magnifiquement à Romain Rolland, toujours dans notre roman : “L'amour ! la plus divine des choses humaines, quand il est un don de soi. La plus sotte et la plus décevante, quand il est une chasse au bonheur...” Et, ajouterai-je, une chasse à la propriété des êtres humains !

mardi 25 août 2009

25 août 2009 : se forcer / renoncer


Mais si l’on met l’homme dans une porcherie, il serait stupide d’exiger qu’il soit un ange(Maxime Gorki, Pensées intempestives)

Je reviens de ma randonnée caniculaire, après un petit séjour dans l’antre de Mathieu. Antre est le mot qui convient, c’est un tout petit appartement, une tanière très sympathique, où les vélos (il n’a pas de cave) voisinent avec les bouquins, l’ordinateur avec les matelas et la table basse, car on mange au sol, à la japonaise, et on dort sur le sol aussi. Très bon pour les assouplissements et les articulations.

Rossinante a donc effectué son dernier voyage avec moi comme cavalier. Et il a fallu que je me force ! Pas évident de rouler par des chaleurs avoisinant les 45° au soleil et dépassant allègrement les 30° à l’ombre. Bienheureux platanes, je vous chéris ! Comme Claire, j’ai toujours aimé les arbres, mais en tant que cycliste, le platane est le plus beau, car son ombre massive s’étend sur l’ensemble de la route. Les peupliers et autres arbres n’offrent que des maigres protections contre l’ardeur du soleil, surtout à l’heure méridienne. Là, en particulier dans la vallée du Rhône, je bénéficiais à la fois de cette fraîcheur bienvenue apportée par le platane, et de celle du fleuve majestueux, aux plis écumeux, d‘une eau d‘un vert nervalien (Je suis le ténébreux, le veuf, l‘inconsolé), fleuve qu’on sent indompté et sauvage, comme les humains que j’aime.

En l’espace de dix jours, j’ai couché à Bordeaux, dans les Landes, à Toulouse, près de Montpellier, dans l’Ardèche, avant de rejoindre le fiston dans l’Isère. Voyage en voiture, puis en train, avec port du vélo. Etonnant périple en train de Toulouse à Montpellier : le TER prévu étant annulé, on nous a collés dans un TGV. Sauf qu’évidemment nous étions en surnombre, et que de plus, le local à vélo ne contenait que trois vélos, le mien, celui d’un Mexicain maître de conférences en informatique à Nice, et celui d’un moniteur d’auto-école beur qui, en dehors de son travail, n’utilise que le vélo. Nous avons sympathisé, ainsi qu’avec les autres voyageurs, usant à tour de rôle des strapontins et des marches de la porte pour un repos assis bienvenu. J’ai même joué le porteur de valises pour les frêles dames qui n’arrivaient pas à les poser sur l’étagère du haut, et aussi la nounou pour un jeune enfant (la maman en avait trois) que j’ai tenu sur mes genoux en lui chantant des chansons !

Je dois avouer que j’ai dû me forcer les jours d’après pour accomplir les 250 kilomètres qui me séparaient de Mathieu. Et si la SNCF n’avait pas supprimé certains TER pour les remplacer par des autocars, j’aurais raccourci mon voyage. Mais quoi ! Il faut se forcer dans la vie, et à soixante ans passés encore. Il faut se forcer pour accomplir des actes qui nous rehaussent, sur le plan moral autant que sur le plan physique. C’est ainsi qu’on gagne l’estime de soi. Et faire du vélo par de pareilles températures, ça ne m’était jamais arrivé, du moins depuis ma jeunesse (ou en Guadeloupe, mais là-bas, la chaleur n’est pas du tout la même, la mer n’est jamais loin, avec ses effluves salutaires). Il m’a fallu grimper pour atteindre la thébaïde de Robert, toujours égal à lui-même dans ses cabanes, avec ses bêtes et sa saine philosophie de la vie. Et le bonheur à l’arrivée d’aller me jeter sous sa douche bricolée ! Une grande bassine au sol, en haut un arrosoir dont la pomme envoie un coulis d’eau fraîche, le tout en plein air bien sûr. Puis s’installer ensuite sur un rocher et laisser le soleil et le vent à la fois sécher la peau mouillée (pas besoin de serviette) et en quelque sorte opérer un massage naturel des muscles endoloris. Oui, une sorte de bonheur, devenir « comme neuf au monde », ainsi que l’écrit Shakespeare.

Si je ne m’étais pas forcé, aurais-je connu ce bonheur-là ? Il y a des cas où il vaut mieux ne pas renoncer, quand s’obliger à, c’est atteindre des sommets vertigineux.

Par contre, à l’inverse, on ne me forcera jamais à des bassesses ou à des ignominies. Le bonheur, c’est aussi de savoir renoncer à tout ce qui rabaisse, à tout ce qui peut nous nuire d’une manière ou d’une autre. Ce n’est pas toujours facile. Très souvent, au contraire, on est tiré vers le bas. Et on se laisse entraîner vers les précipices de la consommation à outrance, de la parole vide, de la futilité. Nous sommes passés, Mathieu et moi, à côté du Monastère de la Grande Chartreuse. En voilà des hommes qui ont renoncé : vœu de pauvreté, de chasteté, de silence. J’admire. Je n’en suis pas tout à fait capable, mais sans atteindre à ces cimes de renoncement, on peut bien sacrifier un peu de son bien-être matériel, garder de la sobriété dans sa vie sentimentale, et surtout ne parler que quand on a quelque chose à exprimer.
J’ai apprécié la sobriété de langage de mon ami Robert. Pourtant, comme tout berger, il parle à ses bêtes. Mais dans sa grande solitude, il connaît le poids des mots. Et la valeur du silence. À sa manière, il a aussi renoncé au monde, mais sa vie intérieure est intense. Il ne fait que ce qu’il doit faire. Il se force aussi, ne serait-ce que pour ne pas décevoir ses amies les bêtes, et pour survivre dans les jours de pluie d‘hiver et de grand froid, dans son relatif inconfort. Il est sain physiquement et moralement. Et croyez-moi, on rencontre pas tous les jours des personnes qui ont cette vertu.

26 juillet 2009 : j'ose !



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Nous étions simplement nous-mêmes, la seule libération qui compte au fond.
(Charlotte Wolff, Les instants nous transforment plus que le temps)

Je suis donc parti vendredi après-midi pour trois jours de pédalage, assaisonnés de lectures à haute voix, une courte cyclo-lecture donc.
Et surtout, j’ose m’inviter. Ben oui, moi le timide, celui qui a toujours peur de déranger, me voilà sorti de ma coquille, en téléphonant ou écrivant pour m’inviter à dîner chez l’apiculteur, à Queaux, vendredi soir, à déjeuner samedi midi chez ma vieille amie L. à Montmorillon, et à déjeuner ce dimanche chez ma sœur à Mignaloux !
 
Queaux, ce petit village où nous sommes allés plusieurs fois, Claire et moi, sur le fameux sentier aménagé avec des installations artistiques. J’y avais même fait des lectures l’an passé lors de la fête du sentier. L’apiculteur, Jean-Marie, vend son miel au marché à Poitiers. Nous le connaissons depuis une dizaine d’années et nous approvisionnons chez lui. Cet ancien éducateur spécialisé s’est reconverti, mais a gardé une tonalité post-soixante-huitarde qui nous plaisait. Je lui ai envoyé mon bouquin, et lui ai dit que je ferai une lecture dans l’intimité pour un groupe d’amis à lui, après dîner. Ce fut rudement sympa. Car ses ami(e)s sont aussi un peu baba cool… Pas très éloignés des adhérents de Jardinature. J’espère ne pas les avoir trop embêtés avec mes lectures, je leur ai même lu quelques-uns de mes propres poèmes ! J’ai de plus vendu un livre, et engrangé la promesse d’être invité pour une animation-lecture suivie de dédicace à la bibliothèque de Bouresse, le village voisin, cet automne !
 
Quant à L., puisque de toute façon, elle devait m’héberger le soir, et que je lui avais également envoyé mon bouquin, elle était ravie de me recevoir un peu plus longuement, en puisant sur les réserves de sa cave (foie gras, agneau sauce au Madère, vin blanc de qualité) qu’elle m’a fait visiter. Elle a de quoi recevoir inopinément, sans avoir à cuisiner, effectivement. Et que de bons vins ! Le repas s’est achevé sur un Paris-Brest : elle en avait acheté deux, mais je lui ai dit que je n’en voulais que la moitié, j’avais peur de ne pas digérer ce gâteau plein de crème. Finalement, il est passé !
Puis lecture près de la Préface, le lieu central de la Cité de l’écrit, sous les frondaisons. En compagnie des Baladins de la Gartempe, le groupe de poètes locaux, avec qui j’ai alterné. Une bonne quinzaine de personnes ont écouté avec patience (et il en fallait pour écouter l’une des poétesses) nos lectures. J’ai lu entre autres une des histoires du Petit Nicolas, La punition, avec succès. Après, je me suis baladé dans la cité, que j’étais censé animer. Mais allez animer des rues désertes !
La soirée s'achève sur un repas au restaurant avec L. et Laurence, qui m’avait invité (au nom de la Cité de l'écrit) pour ces deux jours de lecture. C’est une des responsables de la cité, également bibliothécaire (une de mes anciennes élèves d’ailleurs). De la salle, on avait une superbe vue sur la Gartempe et au-delà, sur les toits de la ville enluminés par le soleil couchant. Après le Paris-Brest de ce midi, je ne me suis pas risqué à des échappées risquées vers les nombreuses viandes en sauce de la carte et ai sagement pris du connu : confit de canard !
J’ai retrouvé avec plaisir ma chambre au couvre-lit rouge, me suis réveillé tôt et ai bouquiné en attendant de retrouver ma vieille amie – on se tutoie désormais – pour le petit déjeuner, au foie gras, s’il vous plaît : il fallait bien continuer la boîte entamée hier midi ! Et je suis invité en permanence. Quand j’aurai un peu de spleen, j’irai retrouver L. cet hiver ! Avec son franc-parler et ses anecdotes, elle ranimerait un mort.
Et j’irai à vélo. J’ai pu vérifier, grâce aux 150 kilomètres effectués en trois jours, que l’effort physique assez intense, mais sans excès, le cœur qui s’accélère et monte bien au-dessus de la normale, tout autant que les rencontres avec des amis et des inconnus, nous éloignent de la tristesse menaçante. Comme dit mon toubib, quand le cerveau est bien oxygéné, plus besoin d’anti-dépresseur, ni d’alcool, ni de substances euphorisantes. Et le pays est tellement beau, j’ai pris cette fois-ci encore des chemins inédits, et n’ai pas eu à m’en plaindre. Et la plupart du temps, j’ai enroulé le grand plateau, signe de bonne forme. Pour finir par un repas à la bonne franquette chez Bernard et Danièle, avec mon neveu Timothée aux joues rebondies et douloureuses, à la suite de l’enlèvement des dents de sagesse.
Excellent week-end que j’achève par une sortie au cinéma, à vélo !